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Tax-shift : faut-il pénaliser les boissons light/zéro ?

La taxe sur les boissons sucrées est au cœur de l’actualité, et elle a fait resurgir de nombreuses déclarations scientifiquement infondées ou dépassées, notamment à propos de la teneur en sucre des boissons light/zéro et de la sécurité de l’aspartame.

Tax-shift : faut-il pénaliser les boissons light/zéro ?

L’efficacité d’une taxe sur les boissons sucrées issue du tax-shift pour lutter contre l’obésité ne fait pas l’unanimité parmi les scientifiques. Et même si l’eau est la première des boissons recommandées, une taxe sur le sucre ne changera par exemple rien aux comportements sédentaires… Mais ce qui est encore plus surprenant, c’est d’envisager une taxe sur les boissons light/zéro. En effet, même si légalement le terme « light » peut être utilisé lorsqu’une boisson a une teneur en sucres réduite de 30 %, en Belgique, la plupart des boissons appelées « light » ou « zéro » sont complètement sans sucres, donc sans calories. Il est d’ailleurs aisé de le vérifier en se rapportant aux informations nutritionnelles sur l’emballage.

Mais alors, quelle serait la raison de taxer des boissons au goût sucré qui ne contiennent pas de sucre, donc pas d’énergie ? Certaines déclarations suggèrent que les édulcorants stimulent l’envie pour le sucré. C’est une vieille idée reçue qui a été maintes fois démentie par la science, notamment lors d’une revue récente publiée par le Prof. France Bellisle (Université Paris 13) en 2015.

Quant aux assertions selon lesquelles l’aspartame serait dangereux, et qui ne font qu’ajouter de la confusion dans les esprits, elles feraient mieux de s’appuyer sur les positions des instances compétentes chargées d’évaluer la sécurité des édulcorants et qui se basent sur l’ensemble des données scientifiques disponibles. Ainsi, l’aspartame a fait l’objet d’une réévaluation complète par l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) en 2013, qui réaffirme que l’aspartame est sûr pour la consommation humaine.

De nombreuses données indiquent que le recours aux édulcorants basses calories pour remplacer les versions sucrées est favorable à la perte de poids. C’est ce qui ressort notamment d’une méta-analyse récente de PE Miller et V Perez.

Cette cacophonie autour du light et de l’aspartame montre bien la nécessité de pouvoir disposer d’informations factuelles, fiables et validées sur ces thématiques, ce qui constitue la mission de www.edulcorants.eu.