Retour à la liste

Les bénéfices des édulcorants pour la santé commentés par des experts

Des experts internationaux se sont réunis à Bruxelles récemment à l’invitation de l’International Sweeteners Association (ISA), afin de présenter les dernières avancées scientifiques sur l’emploi des édulcorants basses calories dans l’alimentation et les modes de vie d’aujourd’hui.

experts-voordelen-zoetstoffen

Face au surpoids et à l’obésité, les édulcorants basses calories sont de précieux alliés. Contrairement aux idées reçues, aucune étude scientifique n’a démontré ces 25 dernières années l’hypothèse selon laquelle ils augmentaient l’appétit et, donc, le poids. Bien au contraire, pour le Professeur Anne Raben, de l’Université de Copenhague, ne pas les intégrer dans une stratégie de prévention du surpoids et de l’obésité en Europe serait une opportunité manquée.

La saveur sucrée : une sensation individuelle

Le Professeur Hely Tuorila, de l’Université d’Helsinki, a expliqué pourquoi il nous est si difficile de nous passer du goût sucré, mais aussi pourquoi l’expérience de la saveur sucrée est propre à chacun. Premièrement, notre culture peut formater la préférence pour l’intensité de la saveur sucrée. D’autres dimensions interfèrent dans l’envie de sucre : la physiologie, le plaisir qu’il confère en bouche ou même son rôle social. Il existe aussi une prédilection génétique à l’attrait pour le sucré. Les édulcorants basses calories fournissent dès lors des solutions intéressantes dans pareille situation.

Les consommateurs d’édulcorants ont un style de vie plus sain

Le Professeur Adam Drewnowski de l’Université de Washington, a montré que le fait d’accuser les boissons ou aliments sucrés d’être à l’origine des cas d’obésité revient à éluder le vrai problème, à savoir la pauvreté. En effet, ses analyses, qui reposent sur des études de population sur base de codes postaux et de quartiers, révèlent que la précarité est une condition associée à l’obésité. Ces mêmes études soulignent que les plus grands utilisateurs d’édulcorants ont généralement des revenus et un niveau d’éducation plus élevés, une alimentation plus saine et plus équilibrée et une activité physique plus importante que les non utilisateurs d’édulcorants. De plus, ils ne fument pas et ont un poids sain.

Epargner 100 kcal par jour maintient le poids !

Pour le Professeur James Hill de l’École de Médecine de l’Université du Colorado, la clé pour une meilleure gestion durable du poids consiste à introduire de petits changements sur base régulière, ce qui peut amener un impact significatif sur le long terme. Et ce petit changement, comme démontré par les enquêtes nationales de santé aux Etats-Unis, peut commencer par l’économie de 100 kcal par jour, ce qui suffit à limiter de manière significative la prise de poids. Pour y parvenir, il suffit déjà de pratiquer l’équivalent de 15 minutes d’activité physique par jour et de diminuer légèrement l’apport en calories. Les édulcorants basses calories procurent ici de nombreuses solutions.

Pour en savoir plus, voir la vidéo de présentation générale et visiter le site de l’ISA.

Articles liés

Acésulfame: ce qu’il faut retenir, en un clin d’œil

Quelle est la quantité qui peut être consommée en toute sécurité ? Quel est le niveau de consommation en Belgique ? Quelles sont les denrées dans lesquelles l’acésulfame peut être utilisé ? Comment puis-je évaluer mon niveau de consommation ? Découvrez la nouvelle infographie consacrée à cet édulcorant.

boissons-light-ne-rendent-pas-plus-gras

Les boissons light ne rendent pas plus gras !

Sur base des résultats d’une étude d’observation, certains médias ont accusé les boissons light de favoriser le développement de la graisse abdominale. Un message démonté par le Cebam, le Belgian Center for Evidence-Based Medicine.

boissons-light-moins-saines

Les boissons light moins saines que les boissons sucrées ?

Les édulcorants basses calories et les boissons light dans lesquelles ils sont utilisés font régulièrement l’objet de titres tapageurs, qui remettent en cause leur sécurité pourtant bien établie. En voici un nouvel exemple, qui ne s’appuie pourtant sur aucune preuve scientifique pour établir un lien de cause à effet.