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Sans danger les contaminants naturels?

C’est en tout cas ce que pensent de nombreux consommateurs, davantage préoccupés par les contaminants synthétiques présents dans l’alimentation. Et pourtant, l’insécurité alimentaire guette aussi dans la nature…

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Ce constat émane du Bundesinstitut für Risikobewertung (BfR), l’agence allemande pour l’évaluation du risque dans la chaîne alimentaire, qui a récemment réalisé un sondage auprès des consommateurs relayé sur le site spécialisé FoodNavigator.com . Si les consommateurs allemands sont bien conscients des risques pour la santé liés aux contaminants alimentaires (60 % le déclarent très élevé), dans les faits, la perception négative plaide surtout pour les contaminants synthétiques ou artificiels.

Les risques naturels méconnus

Les substances naturelles ne sont pas plus sûres. Mais les connaissances des consommateurs à ce sujet sont très fragmentaires. Ainsi, 78 % des personnes interrogées sont informées des risques de l’accumulation de mercure dans certaines espèces de poissons gras, en particulier pour la grossesse. Une proportion équivalente (70%) cite aussi le risque de contamination des œufs ou du lait à la dioxine. Deux exemples célèbres de contamination d’origine humaine et « d’artificialité ».

En revanche, seuls 13% sont informés des dangers pour la santé de contaminants naturels comme les alcaloïdes pyrrolizidiniques contenus dans le thé, les infusions à base de plantes et les compléments alimentaires ou encore le miel. Le topo est identique (26 % des sondés sont informés) pour un autre contaminant naturel, l’arsenic, présents dans le riz et ses dérivés.

Un besoin d’information nécessaire

Selon les auteurs de l’étude, le manque de connaissance sur les contaminants indésirables de l’alimentation induit une perception trompeuse de la réalité des dangers. En effet, celle-ci se focalise alors sur des contaminants liés aux scandales alimentaires (dioxines) ou à l’activité humaine (mercure), erronément décriés (additifs et édulcorants) et trop peu sur les contaminants naturels de l’environnement (aflatoxines des pommes). Or, l’étude précise également que les consommateurs sont demandeurs de plus d’informations à ce sujet, surtout les plus jeunes (41% des 14 à 29 ans contre 15% des plus de 60 ans).

Source
Kathy Askew : https://www.foodnavigator.com/Article/2017/09/19
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