FAITES LE TEST !

Dessert : pourquoi on lui trouve toujours de la place ?

Qu’est-ce qui nous pousse à rechercher et consommer de la nourriture plaisante, même lorsque nous n’avons pas spécialement faim ? Des chercheurs ont montré que cette quête des calories passe par l’activation d’une zone spécifique du cerveau.

Vous reprendrez un peu de ce plat ? Non merci, je n’ai plus faim… Enfin, j’ai encore une petite place pour le dessert ! Qui n’a pas rencontré cette situation, où l’on croit que l’on a plus faim, mais quand vient la carte des desserts, surgit un nouvel appétit ? Ou encore la simple vue d’un chocolat vous fait craquer, alors que s’il est dans le placard, vous n’avez aucun mal à vous en passer ? Pourquoi la vue du sucré a-t-elle cette emprise sur nous ?

L’attrait pour le sucré est programmé

On sait depuis longtemps que l’attrait pour la saveur sucrée se retrouve chez tous les humains dès la naissance. Et c’est interprété comme un signal qui nous permet de nous orienter vers des sources de calories comestibles, à commencer par le lait maternel, légèrement sucré. Les calories, nous en avons besoin pour vivre, cette attirance pour le sucré a donc été bien utile dans l’histoire de l’Homme sur terre. Mais depuis plusieurs décennies, nous sommes confrontés à un excès de calories. Ce mécanisme toujours présent peut donc nous jouer des tours et nous pousser à ingérer plus de calories que nécessaire…

Plus on voit, plus on a envie

On en sait un peu plus sur ce qui nous fait rechercher et consommer coûte que coûte des calories… Des scientifiques ont découvert la zone du cerveau qui était responsable de cet attrait : le cortex infra-limbique. C’est lui qui nous stimule à la recherche et à la prise de nourriture. Ils ont montré, chez le rat, que lorsque cette zone du cerveau était désactivée, les rats n’étaient plus du tout attirés par des mets qui, en temps normal, les incitent à manger.

Ces travaux pourraient, à terme, déboucher sur de nouvelles approches pour tenter de limiter la prise effrénée de nourriture, et devenir ainsi une nouvelle façon de traiter l’obésité. Mais nous n’en sommes pas encore là. Et heureusement, il est toujours possible de profiter de la saveur sucrée – sans devoir se faire désactiver une partie du cerveau et sans les calories associées aux sucres  – avec les édulcorants basses calories.

Référence : Quintanan-Feliciano R et al. eNeuro, 20 January 2021